Pourquoi DWA ?
DWA Slides répond à une question simple : comment produire des présentations cohérentes avec la charte d’une organisation, sans passer son temps à aligner des boîtes ?
Le problème
Dans un outil de présentation classique, chaque slide mélange deux choses : ce que l’on dit et comment c’est disposé. Les conséquences sont connues :
- La charte dérive. On duplique une ancienne présentation, on copie une slide d’un collègue, une couleur « presque juste » s’installe. Personne ne sait quelle version du modèle est la bonne.
- La mise en page coûte cher. Déplacer une image, équilibrer trois colonnes, réduire un texte qui dépasse : ce travail se refait à chaque slide, à la main.
- Le contenu est difficile à relire. Un fichier binaire ne se compare pas ligne à ligne, ne se versionne pas simplement et ne se prête pas à la relecture croisée.
- Le texte déborde. Un paragraphe de trop sort de la carte, et on ne le voit qu’en présentant.
La réponse de DWA
DWA sépare le fond et la forme, puis outille chacun des deux.
| Qui s’en occupe | Où ça vit | |
|---|---|---|
| Le contenu | L’auteur | Un fichier Markdown |
| Le choix de mise en page | L’auteur, en une ligne | La directive <!-- _class: … --> |
| L’apparence (couleurs, polices, fonds) | Le responsable de la charte | Le thème CSS de l’organisation |
| La vérification | L’extension VS Code | Diagnostics et mesure du rendu |
| La distribution des thèmes | Le portail | Versions publiées, accès par personne ou groupe |
Concrètement, une slide ressemble à ceci :
<!-- _class: content image-text-40 with-title with-legend fit small -->
# Le chantier avance

> ## Où en sommes-nous ?
>
> Les fondations sont terminées, la structure est en cours.
>
> - Prochaine étape : la couverture
> - Point d’équipe chaque lundi
Image et contenu illustratifs.L’auteur n’a choisi ni couleur, ni position, ni taille de police. Il a dit : « une slide de contenu, image à gauche sur 40 %, avec un titre et une légende ».
Ce que vous y gagnez
Pour les auteurs
- Écrire vite. Taper
---crée une slide ; l’extension propose le layout, puis préremplit sa structure. Il ne reste qu’à remplacer le texte. - Changer d’avis sans tout refaire. Passer de
cols-2àcols-3, ou deimage-textàtext-image-70, ne touche pas au contenu. - Être prévenu avant de présenter. Classes inconnues, combinaisons ambiguës, structure incorrecte et textes qui débordent apparaissent dans le panneau Problèmes de VS Code, avec des corrections proposées.
- Garder PowerPoint quand il le faut. L’export produit un
.pptxdont les textes, listes et tableaux restent modifiables.
Pour les responsables de la charte
- Une seule source de vérité. Le thème est un fichier CSS versionné. Une version publiée ne change plus ; une correction est une nouvelle version.
- Des accès maîtrisés. Le portail attribue chaque version à toute l’organisation ou à un groupe. Les auteurs ne voient que ce qui les concerne.
- Un langage stable. Les classes (
content,cols-3,color-2…) forment un contrat, Core v1. Une nouvelle charte peut changer toutes les couleurs sans qu’aucun auteur ne réécrive son Markdown.
Pour les équipes
- Des présentations relisibles comme du code. Le Markdown se compare, se commente et se fusionne avec les outils habituels (Git, revues).
- Rien ne quitte le poste. Les présentations restent locales : le portail distribue des thèmes, il ne reçoit jamais vos documents.
- Prêt pour les agents IA. Un vocabulaire court et des règles vérifiables sont exactement ce qu’il faut pour qu’un agent produise des slides propres. C’est l’objet du serveur MCP prévu.
Pourquoi pas…
…du Marp « brut » ?
Marp transforme déjà du Markdown en slides, et DWA s’appuie dessus. Mais un thème Marp ordinaire fournit surtout une typographie : les mises en page élaborées (colonnes, image et texte, galeries, timelines) demandent du HTML ou du CSS écrit à la main dans chaque présentation. DWA ajoute :
- un vocabulaire de layouts documenté et stable ;
- une assistance à la rédaction qui connaît ce vocabulaire ;
- une mesure des débordements dans un vrai navigateur ;
- un export PowerPoint éditable ;
- une distribution gouvernée des thèmes.
…un modèle PowerPoint ?
Un modèle PowerPoint fixe des couleurs et des masques, mais n’empêche ni la dérive ni le travail de placement, et son contenu reste difficile à relire et à versionner. DWA garde PowerPoint comme format de sortie possible, pas comme format de travail.
Pour qui ce n’est pas fait
Soyons clairs sur les limites :
- DWA n’est pas un outil de dessin libre. Une slide très graphique, unique, se fait mieux dans un logiciel de PAO ou de présentation.
- Le langage couvre les mises en page courantes d’une présentation d’entreprise ou de formation ; il ne prétend pas tout couvrir. Voir Combinaisons et limites.
- L’export PowerPoint est fidèle sur la structure, mais ses mesures de texte sont estimées : relisez le fichier dans PowerPoint avant diffusion.
Et maintenant ?
- Comprendre le fonctionnement : Comment ça marche.
- Installer et essayer : Démarrer.